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comment
surmonter le traumatisme psychologique du Dr Aurore Sabouraud-Séguin.
Lorsque le traumatisme n'est pas "supportable"
-) c'est comme un film dans la tête.
Pendant le déroulement de l'événement traumatique, le cerveau a enregistré
la scène et tout le contexte environnemental. La mémoire pourrait alors être
comparée à une bande vidéo très complexe où seraient fixés non seulement
les image,s les sons et l'action, mais aussi toutes les émotions ressenties pdt
ce moment.
Ce film se déroule à tout moment par association; dès qu'apparaît un signal
déclencher (bruit, son, image, pensée, récit ...),il se met en marche, et les
images réapparaissent (ce sont les reviviscences), ainsi que les émotions
(panique). Devant cette arrivée de l'angoisse, le besoin de se protéger et de
fuir ce qui se passe est impérieux et vous pousse à arrêter net (c'est l'évitement).
Vous apprenez à appuyer sur le bouton "pause" du magnétoscope, aussi
vite que possible, dès que ces signaux de détresse apparaissent. Progressivement, vous
allez avoir le doigt en permanence (c'est l'hyper vigilance)sur le bouton
"pause", pour éviter que la bande vidéo ne se remette en marche et
vous fasse revivre de nouveau ce qui c'est passé.
Dans les moments d'inattention, quand vous pensez enfin à autre chose, la
pression sur "pause" se relâche, et un fragment du film apparaît
brutalement; ce sont les flash-back, ou les images intrusives.
Ces images vous paniquent de nouveau et vous obligent à reprendre votre hyper vigilance
pour vous protéger de ce phénomène et éviter les situations ou les pensées
qui les amènent.
Mais moins vous affrontez (regarder la vidéo), moins vous pouvez faire le
travail d'intégration.
-) La réaction psychologique qui suit une situation où le sentiment "de
menace de mort" a été violent est caractérisée par la répétition du
souvenir du traumatisme. Cette répétition donne la sensation de ne pas contrôler
sa mémoire, les cauchemars sont présent très vite, les phénomènes de flash
back donnent l'impression que cela va arriver à nouveau (c'est la
reviviscence)
* chaque fois que le souvenir revient, vous éprouvez à nouveau une angoisse
semblable à celle vécue pendant le moment traumatique; aussi, pour que cela ne
se produise plus, vous évitez d'y penser ou de vous en souvenir. De même, vous
cherchez à évitez toutes les situations - lieux, bruits, gens, etc. - qui sont
associées à ce terrible souvenir (c'est l'évitement)
* vous n'arrivez plus à vous endormir par peur d'être réveillé(e) par vos cauchemars, vous
vous sentez irritable, souvent en colère, votre concentration a diminué, vous
êtes tendu(e) et toujours en état d'hyper vigilance (c'est l'activation du
système neurovégétatif)
"Ces enfants (victime d'abus) vont développer des comportements
particulier tout au long de l'enfance ou de l'adolescence pour s'organiser à l'âge
adulte en un ensemble de symptômes appelé état limite traumatique.
Ce trouble de la personnalité est marqué par l'instabilité :
- la personne victime de traumatismes répétés... chroniques, un sentiment
permanent de vide et d'ennui.
- On note de nombreuses tentative de suicide, souvent pendant l'adolescence, des
comportements d'automutilation.
Ces comportements reflètent une souffrance importante, une difficulté à
comprendre et fonctionner dans les relations humaines."
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